Can I stay
Forever
In the stomach
Of the fog?
(à votre gauche, le tortionnaire des playmobils, le geolier aux mains d'argent, l'apprenti faiseur de scoubidous, et champion en titre mangeur de crepes, j'ai nommé Marc.)Hey!Désolée, ça faisait un bn moment que j'avais pas manifesté ma présence ici.... Humm. Le (long) texte qui suit est le récit des derniers jours que j'ai passé... Bah voilà. C'est juste pour m'amuser un peu. Rien de sérieux dans s'lui la. Je regrette un peu d'avoir écrit l'autre article long d'ailleurs. Mais bon, tant pis.
Sur ce,bonne lecture, et desolé pour la longueur du truc..HUM. Je fais de l'espace, t'occupes.(must be a reason why I'm King of my Castle...)
Marc joue aux legos dans le grenier. Moi j'écris. Il répand une odeur de lessive derrière lui, il sent bon. Moi je ne sais pas. Depuis le temps que je suis là, je pourrais très bien avoir pris l'odeur du bois, et du vent de la montagne. Mais même si c'est le cas, je ne peux pas en être certaine. Il s'amuse. Je ne sais pas quoi lui dire. Je ne suis pas très à l'aise avec les enfants. Pour avoir bonne conscience, je lui ai demandé s'il avait vu le dernier film de Harry potter.
- Harry potter 5 ? Oui, j'l'ai vu deux fois au cinéma.
- C'est qui ton personnage préféré?
- C'est Harry parce que c'est le sorcier le plus fort du monde.
- ...
Fin de la discussion. Je ne vais pas l'embêter à lui donner mon avis sur la question.
Mes pensées dérivent vers les derniers textos que j'ai envoyés et reçus hier soir et ce matin. La plupart de My Love...- T'es au courant pour Laurent ?
- Ouais il est dans le coma... Accident de voiture.. C'est horrible, hein? J'espère qu'il va se réveiller...
- Non, ils ont fait une messe à (Ste Devote( en son honneur...
- Tu veux dire...
Il est mort?- Oui...
Il avait 2 an de plus que nous... Dix huit donc. Et il est mort. Ca fait bizarre. C'était un ami...Il a pris la route en étant bourré.... Son ami qui était avec lui est mort sur le coup.
C'est con de mourir comme ça.Mais bon. C'est pas comme si il avait choisi de mourir comme ça. On est jeunes, on y pense pas.
Et là...Tu me manques Laurent...
...............Marc joue toujours. Il a mis le train en lego sur ses rails. Il le fait rouler, jusqu'au troisième tournant, où il semblerait que l'ingénieur en chef (lui-même) ait (volontairement) oublié le reste des rails. Il mime un
crash ferroviaire avec moult gestes et bruitages. Le malheur des trois playmobils coincés dans les deux wagons ne semble pas l'émouvoir. Je crois même que ça le fait beaucoup rigoler. Il sent que je l'observe.
Je détourne les yeux pudiquement de l'accident, et des corps démembrés des playmobils (qui gardent pourtant un sourire stupide coincé sur leur visage) pour reporter mon regard sur mes mains tachées d'encre. Je le vois du coin de l'oeil qui s'empare des rails restant et qui prolonge la voie ferrée.
Soudain, le funeste destin qui attendait les playmobils agonisants est interrompu. Marc, en Dieu d'une grande bonté a remis le train sur ses pattes, prêt pour de nouvelles aventures.
Il entame des travaux de surelevement: il met des legos sous chaque jointure de rail pour «enjamber le fleuve» qu'il dit. Il a giclé les playmobils. Je lui demande pourquoi son train n'a pas de passagers.
- Des quoi?
- Enfin.... Des gens. Pourquoi ya pas de gens sur ton train?
- Y'a des animaux.
- Ah...
- Regarde.
Il empoigne un cheval et un éléphant et les met l'un apres l'autre dans un wagon. Puis, réfléchissant à voix haute il dit:
- Ah non. Là ils vont se disputer.
Il tourne les animaux de façon à ce qu'ils soient cul contre cul.
Moue perturbée.- Là ils vont se disputer avec la queue.
.............Il cherche un moyen d'embarquer les deux animaux belliqueux sans qu'ils se mettent sur la gueule.
Par un miracle que j'ai encore du mal à m'expliquer, l'éléphant se retrouve sur le toit du wagon, le cheval lui est en bas, avec un rictus sadique et le train se met en marche.Le train déraille a cause de l'espace entre les rails, dû au surelevement de la voie pour la traversée du fleuve.
L'éléphant en est victime: il est à terre, les quatre fers en l'air. (en admettant que les éléphants soient ferrés). Marc tente de justifier le fiasco qu'a été cette traversée.
- L'éléphant était trop lourd, t'façon. Puis le conducteur s'est évanoui.
Ha-ha. Le coup du conducteur évanoui, je sais d'où ça vient. Sa soeur fait de temps en temps des malaises et il lui est arrivé de tomber dans les pommes. J'imagine que cette expérience a laissé à Marc quelques souvenirs impérissables. Juste pour me prouver que j'ai raison, je lui demande innocemment:
- Pourquoi il s'est évanoui le conducteur?
- Il a pas mangé ce matin. Ni hier soir. Ni pendant toute la semaine.
(bon il exagère un peu.)Touché coulé, j'avais raison.
Personne ne peut témoigner cette superbe victoire de mon intellect d'huitre, mais pas grave je jubile en compagnie de moi-même................J'ai du mal a écrire ce qu'il me raconte ensuite et à suivre la conversation en meme temps. J'aquiesce de temps en temps ce qu'il dit, ou je lui donne mon avis sur la réparation des rails (changer d'ingénieur) ou ce qu'il doit advenir de l'éléphant rebelle.
Je lui propose d'appeler un vétérinaire.et un treuil pour sortir léléphant du fleuve d'ou il arrose le cheval qui lui, est resté sur le train.Il remet tout en place. Et moi je note ce dont on parle, pour être sûre de ne rien oublier. Le train est de nouveau sur les rails. S'ensuit une histoire de
clef, que je n'ai pas tout à fait compris. Il fait parler et hennir le cheval trop rapidement pour que j'intervienne. Apparamment le cheval a la clé du wagon de l'éléphant et il veut pas la lui donner. Le cheval est victorieux. L'éléphant au bord du suicide par noyade (et oui, il est toujours au fond du psedo-fleuve pour l'instant).
Tout se règle lorsque Marc intervient et frappe le cheval sur la tête. Ce dernier part pleurer dans un coin et donne la clé. Waouh! La clé ouvre le wagon
TA-DAM ! Quête n°1 : faire entrer cet abruti d'éléphant dans son wagon, Terminée !
Puis le train re-déraille encore une fois. Il commence une autre histoire, mais s'arrete net:
- Tu sais faire les scoubidous?
Je m'attends au pire. Il va pitêtre me demander de pendre son éléphant pour lui faire expier son péché de sabotage, ou alors il va me faire fabriquer une échelle pour heuu.. Mais bref. Je dois lui répondre quelque chose.- Heuu. Oui. Pourquoi?
- Alors attends moi ici.
(comme si j'allais partir... J'suis bien moi ici.)
Il se précipite vers la trappe et descends les marches 4 à 4. Quelques secondes plus tard,
sa tête triomphante réapparait dans l'ouverture de la trappe.- Tiens !
Il me tend 4 fils colorés noués ensemble.
- Euh merci. C'est pour moi ?
- Naaaaaan, je sais pas faire le premier noeud. Tu peux me le faire steuplé?
Je m'exécute. C'est demandé si gentiment. (hum). Je lui montre. Il est émerveillé.
Ha-ha c'est ça le pouvoir de ceux qui savent faire les débuts de scoubidous.
;;;;;;C'est la que ma mère entre en scène. Quand-est-ce-que-tu-dois-rentrer-Marc demande-t-elle?
- Ben chais pas trop.
- Bon. Accompagne-le chez lui et demande à sa mère s'il peut venir faire un petit tour avec nous.
Je n'ai pas mon mot à dire la dedans. La tirade n'admet pas de «non-j'ai-pas-envie-veux-faire-pipi-veux-pas-y-aller-j'ai-peur-du-noir-mon-frère-lui-il-a-envie-d'y-aller-ça-se-voit-sur-son-visage-puis-j'ai-mis-la-table-à-midi-et-lui-non». Je descends du grenier apres Marc. Une fois sortie de la maison il me tend son panier genre «prends ça, esclave, c'est trop lourd pour moi» .
Ok. J'ai compris.Je suis dans un jour de grande bonté je te le prends ton truc.Je traverse le village jusqu'a chez lui, consciente du fait que je suis habillée comme un sac à patates. Mon cousin en me voyant passer avec le panier en osier de Marc au bout du bras se fout de ma gueule parcequ'il trouve que j'ressemble au
piti chapron rouge.Par mesure de répression (et pour pas qu'il croie que je suis devenue faible) je lui lance mon regard:
«Ta-gueule-ducon-on-en-reparlera-quand-demi-portion-sera-hors-de-portée-d'oreille». C'est beau de savoir faire passer tout ça dans un regard, vous trouvez pas? Mais bn il est vieux lui aussi...nanani nanana...
Mais bref. On est finalement arrivés jusque chez lui. Sa mère était justement en train de partir avec sa soeur pour l'emmener a l'arrêt de bus. D'une traite je lui explique la raison de ma venue puisqu'elle est pressée. Elle accepte de se débarasser de demi portion pour deux heures.
(en même temps.... qui refuserait une telle aubaine? On me paye même pas pour faire ça...)Résultat: nous embarquons Mister demi-portion pour une virée sur une piste forestière, en sachant qu'il est malade en voiture, et qu'il vient de boire trois verres de jus d'orange.
On est des fous, vous dis-je.Mon cousin conduit. Lentement pour l'occasion. Marc est à coté de moi. Sa tête tape occasionellement contre mon épaule. C'est à se demander s'il a des muscles dans le cou ce gosse. Mais il est mignon quand même. Puis tant qu'il me vomit pas dessus je l'aime.
Il me montre ses tatouages malabar. Il a deux captains America sur les avant bras, et un Spiderman en train de se désintégrer sur son ventre. Il me fait rire. Ma mère, elle, lui demande toutes les 5 secondes s'il se sent bien, s'il n' pas envie de faire pipi caca, si il veut qu'elle lui prète son doigt pour se curer le nez, si il veut qu'elle lui fasse une imitation de Jackie Chan, s'il a pas trop chaud, s'il veut qu'il neige, s'il veut une banane dans l'oreille pour écouter le chant des cigales en stéréo et que sais-je encore. Dans ses poing crispés je devine des sacs plastiques froissés, en cas de vomissure intempestive.
Nyark.
Nous arrivons enfin au but de notre promenade: le torrent. Tous les passagers
(-les quoi? -Ta gueule.) du véhicule descendent et s'installent sur la berge. Marc et moi nous dirigeons vers une flaque de boue.
Âge mental ? 4 ans et des poussières. Je plonge mes mains dans la boue grise du torrent: elle est parfaite, pas trop dure, pas trop liquide, un vrai rêve. Je commence a m'en tartiner les avant bras (pour the fun of it) et à faire des bouboules avec pour les lancer sur les pierres et les entendre s'étaler comme de la merde contre le roc. Marc lui non plus n'est pas en reste. Les autres, apres nous avoir jeté un regard sceptique
(-comme la fosse? -TA GUEULE.) (enfin le regard était surtout dirigé vers moi pasque j'ai un peu presque 16 ans maintenant) se sont éloignés silencieusement de la scène ou se déroulait ce phénomène étrange. Il se sont dirigés vers la cascade un peu plus bas...
Nous laissant à nos agissements bizarroïdes. ................Rapidement j'ai remarqué que quelquechose le troublait. J'ai arrêté de viser les papillons autour de moi avec mes munitions méfitiques pour observer ce qu'il faisait. Il répétait un manège bizarre pour un petit garçon de 8 ans: avec sa main gauche, il prenait la boue la plus liquide qu'il pouvait trouver, et la répartissait avec douceur sur son autre main, en faisant bien attention a ce que la meme épaisseur recouvre toute la main et une grande partie de l'avant-bras. Un peu comme un masque quoi. Sauf que «petit garçon» et «masque de boue façon Thalasso», ça colle pas.
Au bout d'un moment que je l'observais, il a levé la tête vers moi et m'a déclaré:
- T'as vu, Voldemort il m'a jeté un sort et j'ai la main d'argent.
Bon. Au départ, j'y étais pas du tout.
Main d'argent,Midas,Pneu,Kezaco???? Puis j'ai compris. J'avais oublié qu'il était un inconditionnel de Harry Potter, et que la main d'argent en question c'est celle que Voldemort crée pour Peter Pettigrew quand il se la coupe dans le film du 4eme bouquin. La boue avec laquelle on jouait était tellement grise qu'elle pouvait facilement passer pour de l'argent liquide. Je lui ai souri. J'ai plongé mes mains bien profond dans la boue et je les ai sorties, victorieuse:
- Moi aussi. Sauf que moi, c'est les deux.
(Nananananereuuuuuuh!)...............Là, on fait un plongeon abysmal sur l'échelle des âges mentaux: 2 ans et demi, et encore c'est parce que j'ai pitié de moi. Si si, jt'assure. Surtout que non seulement ce que je fais est stupide, mais je l'encourage à surenchérir, ce qui m'obligera aussi à surenchérir et lui de nouveau... à ce rythme là, on pourrait aussi bien se jeter dans la flaque et se rouler dedans. Comme des cochons
(-et dans le cochon, tout est b- BORDELDECHIOTTETAGUEULE!)Heureusement mon cousin est arrivé torse nu, offrant une distraction à la tension qui montait entre les deux statues d'argent (Marc et moi). En effet, en bon membre de cette famille de fous il s'était fait des signes tribaux avec la boue sur les pectoraux (un peu comme dans apocalypse now) et faisait des positions de Lover à la Johnny Bravo (on a les références culturelles qu'on peut). Marc, subjugé par la figure masculine que représentait Boris, s'est tout de suite désinteressé de Voldemort et de son caca d'argent. Il s'est mis en slip et a commencé à se tartiner le torse comme Rahan, de boue et de petits cailloux.
.............Si jamais vous vous posez la question (ce dont je doute, mais on sait jamais), NON je ne me suis pas mise à poil pour me dessiner je ne sais quoi sur la peau. J'ai ma dignité quand même. J'ai donc profité de ce cours moment de tranquilité pour retrouver une contenance normale, je me suis lavé les mains et j'ai foutu mes pieds dans le torrent, histoire d'avoir quelquechose à faire pendant que les mâles prouvaient leur virilité en se jetant dans l'eau gelée en poussant des petits cris suspects. Et puis, finalement, apres les quelques mésaventures avec la chenille, les cailloux et les biscuits meunier chocolatés que je ne vous raconterais pas pasque j'ai pitié de vous, (et aussi pasque ça me fait chier de tout écrire, mais ça faut pas l'dire, s'pas...) nous sommes finalement rentrés à bord de notre fidèle destrier et Marc est rentré chez lui tout content.J'imagine le moment ou sa mère a découvert ses tatouages tribaux quand il est allé prendre sa douche.... Le dernier aperçu que j'ai eu de lui après sa période
«je me tatoue 'vec de la boue» il avait écrit en gros sur son torse
«Harry Poter» (avec un seul «t» s'il-vous-plaît), sur ses clavicules il avait un espèce d'éclair (probablement une tentative de reproduction de cicatrice) et les barres horizontales comme mon imbécile de frère s'était fait sur les pectoraux, sans parler des restes de la «main d'argent» qui s'étaient accrochés à ses poils, et des pauvres sandales qui ont, malgré elles, pris un bon bain de boue. Bref que de bonnes surprises.
Hmmmmm ! Ca sent le pop-corn...Regardage de film à l'horizon.....Errrr... Cet article est un putin de pavé.... Mea culpa. J'ai coupé certaines parties plus inutiles que les autres (parce que ouais, quand on regarde avec attention, cet article est profondément inutile) pour que ce soit plus acceptable.
Sur ce, j'espere que vous avez apprécié. Cet article n'est pas dans le même genre que celui de ma Bêtise mais je me suis à peu près autant amusée à l'écrire.Lycée. Rentrée.C'est bon les vacances.